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Appel à Candidature pour l’animation agricole du Contrat Territorial en cours

PROLONGATION DE L’APPEL A CANDIDATURE

Étant donné le court délais de réponse à l’appel à candidature, celui-ci est prolongé jusqu’au 3 février 18h.

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L’appel à candidature pour l’animation agricole du Contrat Territorial est en cours.

Le dossier de candidature est à télécharger ci-dessous et à renvoyer avant le 16 janvier 2017 à 18h.

(Toutes les modalités de candidature sont décrites dans l’appel à candidature)

Appel à candidature Animation Agricole CTVA

Dossier de candidature Animation Agricole CTVA

 

Les agriculteurs de Chauvigny conviés à une réunion le 19 décembre

Les actions agricoles du Contrat Territorial seront présentées aux agriculteurs des zones prioritaires de Chauvigny lundi 19 décembre à la salle de fêtes de la mairie de Chauvigny.

Tous les agriculteurs de Chauvigny faisant partie de la zone prioritaire sont conviés et pourront profiter de la présence des différents acteurs agricoles pour initier ou concrétiser des projets sur leurs exploitations.

Ainsi, AgroBio Poitou-Charentes, le CIVAM, la Chambre d’Agriculture, Terrena, la LPO et Prom’Haies seront présents et proposeront aux agriculteurs de réaliser des diagnostics d’exploitation, d’être accompagnés techniquement sur des changements de pratique, de participer à des journées de formation, de planter des haies, de restaurer des mares etc…

Pour plus de précisions, contactez l’animateur agricole du Contrat Territorial Vienne Aval :

Philippe Huguet :   05 49 85 87 87   //   06 70 88 80 32

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Un papillon unique – L’azuré des moulières

L’azuré des moulières (Maculinea alcon) est un papillon qui ne pond ces œufs que sur les gentianes (Gentiana pnemonanthes). Mais ce lépidoptère est aussi un myrmécophile strict (voir encadré). Ce qui veut dire qu’il a besoin des fourmis et que la conservation de ce papillon implique la conservation de ces fleurs hôtes et des espèces de fourmis qui sont les nourrices de ses chenilles (Myrmica spp.).

Larve Maculinea alcon © Yann Sellier
Larve Maculinea alcon © Yann Sellier

Dans la Vienne ce lépidoptère protégé est étudié dans l’unique station régionale où l’espèce est encore présente : le Pinail. Au total, 229 pièges à fourmis ont été disposés sur des transects sur trois secteurs de gestion (fauche, brulis, pâturage). Les modes de gestion ont permis de comparer la richesse spécifique en fourmis et plus particulièrement en espèce susceptible d’élever les chenilles de ce beau papillon bleu (c.-à-d.: Myrmica scabrinodis, M. ruginodis, M. schenkii). Les inventaires indiquent une plus forte diversité dans le pâturage par rapport aux milieux oligotrophes que sont les zones de fauche et de brulis. Les zones avec plus forte abondance de gentianes ont moins d’espèces de fourmis nourrices, et les fleurs ont moins de pontes. Les résultats suggèrent une pression de parasitisme négative sur les fourmis nourrices et une potentielle capacité des papillons de reconnaitre des zones favorables de pontes (=fleur+nourrice <2m). Les mesures de conservation proposées sont le maintien de mosaïques d’habitats favorables différentiellement aux gentianes (fauché, brulé) et d’autres zones favorables aux Myrmica nourrices (pâturée, lande âgée/fermée) pour garantir des milieux sources de fourmis et in fine favoriser la population de Maculinea alcon. Cette étude s’inscrit dans les missions du CTVA avec les financements de l’agence de l’eau et de la DREAL.

 

Plus d’info sur l’étude :

Sellier, Yann et Beaune, David (2016) Plan Régional d’Action Maculinea. Étude des peuplements Myrmica du Pinail sur trois modes de gestion. Évaluation de l’état de conservation de la dernière population régionale de Maculinea alcon alcon (Lepidoptera ; Lycaenidae). Réserve naturelle nationale du Pinail, GEREPI: Vouneuil-sur-Vienne. p. 35.

Pour plus de détails sur la vie de ce lépidoptère voir l’article récent : Pernat, Auore et Sellier, Yann (2016).  Dossier nature: des nourrices un peu particulières. Image et Nature 87: 78-83

L’orchis tacheté

Orchis tacheté (Dactylorhiza maculata maculata) © A. Pernat
Orchis tacheté (Dactylorhiza maculata maculata) – © A. Pernat

 

Haute de 20 à 60 centimètres, cette orchidée doit son nom à ses feuilles tachetées. Ses fleurs varient du blanc au lilas foncé, en passant par le rose. Elles présentent des veines pourpres et sont regroupées en un épi serré. Notons que le mot orchis vient du grec ρχις et signifie testicule. Cela se rapporte à l’aspect des tubercules des orchidées.

Cette plante affectionne les terrains humides (prairies, marais, tourbières), argileux, marneux ou acides, mais est suffisamment robuste pour s’implanter sur d’autres milieux. Elle fleurit à partir du mois de mai jusqu’en juillet, et ses fructifications s’étalent de juillet à août. Sur la Réserve du Pinail, les orchis tachetés sont majoritairement blancs. C’est le moment de sortir et partir à sa rencontre!

La Leucorrhine à gros thorax

Libellule de petite taille, mais trapue et son thorax est volumineux, comme son nom l’indique… L’abdomen du mâle est noirâtre, avec une tache jaune citron bien visible sur le 7ème segment. D’autres taches passent progressivement du jaune vif au brun en fonction du vieillissement de l’individu.

© Y. SellierLa période de vol de cette libellule s’étend de début mai à fin juillet, mais le début du mois de juin constitue la période la plus favorable pour l’observation des imagos*. Les mâles sont facilement observables, ayant un comportement territorial bien marqué : ils se tiennent posés en général sur les plantes riveraines, chassant les intrus et surveillant l’arrivée des femelles.

Cette espèce protégée au niveau national est considérée comme étant «en danger critique» en Poitou-Charentes et elle est concernée par le Plan Régional d‘Actions en faveur des Odonates. Elle est présente sur la Réserve naturelle du Pinail.

Photos : © Y. Sellier

Un serpent à personnalités multiples ?

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© Aurore Pernat

La couleuvre à collier doit son nom aux taches qu’elle arbore derrière la nuque. Inoffensive, elle est régulièrement aperçue dans des milieux humides, à proximité de points d’eau, milieu sur lequel elle se déplace aussi bien que sur terre. C’est dans ces lieux qu’elle trouve de quoi se nourrir : amphibiens principalement, mais également quelques poissons et petits mammifères.

 

En cette période de réveil après hibernation (fin mars, début avril), vous pourriez la rencontrer au bord d’une marre sur la réserve naturelle du Pinail par exemple. Si tel est le cas, elle peut réagir de différentes façons: fuite, intimidation en aplatissant le cou (à l’instar des cobras, mais moins prononcé) ou sifflant, odeur nauséabonde ou encore simulation de mort. Pourquoi tant de comportements différents? Personnalités multiples? Non, ses réactions sont en réalité déterminées par divers facteurs. Sa taille, son âge, son expérience, sa condition physique (digestion, gestation, température corporelle*), le lieu de la rencontre, les attaques subies et même les conditions d’incubation de son œuf sont des facteurs influençant ses actions! Voici quelques exemples, un individu se faisant chauffer au soleil aura une température corporelle élevée, et sera ainsi capable de bouger plus rapidement que si son organisme était froid. Par conséquent, il est plus susceptible de fuir, car il peut avoir confiance en sa capacité de déplacement pour s’échapper. En revanche, si sa capacité locomotrice est diminuée (dû au froid, l’ingestion d’une grosse proie, ou gestation) et qu’il ne peut s’enfuir efficacement, il aura plutôt tendance à rester sur place et utiliser une technique d’intimidation ou encore feindre la mort. Autre exemple, s’il a facilement accès à une cachette, il s’y réfugiera. A contrario, s’il est dans un milieu ouvert et n’a aucune échappatoire, il pourrait feindre la mort. Enfin, il existerait une température d’incubation des œufs optimale pour un développement embryonnaire efficient. Ceci influençant alors la physiologie de l’animal. Par exemple, des jeunes serpents seraient lents, car ils n’auraient pas de performance locomotrice efficace, rendant la fuite ardue et de ce fait le combat plus probable.

Bébé couleuvre à collier ©Aurore Pernat
© Aurore Pernat

 

*comme tout autre reptile, la couleuvre à collier est un animal ectotherme, c’est-à-dire qu’elle ne produit pas de chaleur et sa température corporelle dépend donc des conditions extérieures.

Zoom sur Le Triton marbré

C’est la saison des parades nuptiales !

C’est une espèce de grande taille mesurant de 115 à 170mm à corps plutôt épais. La face supérieure est habituellement marbrée de vert d’herbe, parfois de brunâtre ou jaunâtre sur fond noirâtre, brun rosé ou grisâtre. La face inférieure est gris sombre finement étoilé de blanc. La crête du mâle reproducteur est à bord légèrement festonné ou droit, un miroir doré parcoure la partie postérieure du  muscle caudal. Chaque femelle pond 200 à 380 œufs, de 1,8 à 2mm de diamètre, blancs jaunâtres à verdâtres uniformes, déposés un par un dans la végétation.

Les larves sont gris clair, verdâtres rarement brun foncé. Elles mesurent de 11 à 70 mm et ont des doigts très allongés. Cette espèce protégée au niveau national est la plus courante des 4 espèces de tritons présents sur la réserve. Des comptages sont réalisés chaque année de février à avril dans la Réserve naturelle du Pinail lors de leur reproduction. Elle passera l’hiver sur terre, bien installée sous une souche, une pierre ou une galerie de micromammifère.

Ici une femelle en phase terrestre très reconnaissable à sa raie dorsale orangée!

(Crédit photo : Yann SELLIER)

Article proposée par la réserve du Pinail dans le cadre du Contrat Territorial Vienne Aval