La Pargue : Bilan de l’année 2015

Dans le Montmorillonnais, les élus s’engagent pour la qualité de l’eau. Joël Faugeroux, Président du SMPM : « Le monde rural a évolué et l’entretien de nos rivières ne se fait plus comme auparavant. C’est pourquoi aujourd’hui la collectivité, garante de l’intérêt général, se substitue aux riverains car le bon état écologique de nos cours d’eau, dont dépend la qualité de l’eau, est un enjeu d’avenir… ».

Restaurer la végétation des berges et le lit du cours d’eau fait partie d’un programme d’actions menées par le SMPM. Sur la Pargue, affluent de la Vienne sur la commune du Vigeant, la première étape a consisté en 2015 à restaurer la ripisylve(1) laissée sans entretien depuis plus de 10 ans. Devenue par endroit très dense, jusqu’à parfois obstruer le passage de la lumière vers le ruisseau. La végétation était en mauvais état sanitaire avec des arbres dépérissants et penchants. La restauration a donc consisté à abattre et à recéper sélectivement des arbres pour rétablir un équilibre végétal sur plus de 12 km de rives. Les branches basses penchant sur la rivière, ont été élaguées pour prévenir la formation d’embâcles (2) et le risque d’inondations.

Les embâcles(2) (environ une quarantaine) ont été enlevés du lit quand ils empêchaient une bonne circulation de l’eau, des sédiments et des poissons, ou conservés comme caches pour les poissons.

Le bassin versant de la Pargue est un territoire où l’élevage bovin est encore présent. Le piétinement du bétail occasionne un affaissement des berges et un colmatage du fond du lit. Pour pallier cette altération au cours d’eau, plus de 300 mètres de clôtures ont été installées le long des berges.

La Pargue n’échappant pas à l’invasion de la jussie, un arrachage sur un linéaire de 400 mètres a été réalisé en fin d’été.

Pour réaliser ces travaux, le SMPM emploie une équipe de 15 agents au sein de son chantier d’insertion. « Concilier l’employabilité des personnes en milieu rural et la préservation des milieux aquatiques est un atout pour le territoire » déclare Joël Faugeroux.

(1) Ensemble de la végétation en bordure de rivière, elle sert entre autre à stabiliser les berges.
(2) Accumulation de matériaux transportés par l’eau et formant des obstacles à l’écoulement naturel.